Motion contre le racisme et les discriminations: une première victoire mais la majorité rate le grand bond

Suite à la proposition du PTB, la lutte contre le racisme et les discriminations avance clairement à la ville de Bruxelles.
Nous avons obtenu deux avancées importantes.
Bruxelles-Ville adhère à la coalition Européenne des Villes contre le racisme (ECCAR).
Et un guichet de plaintes sera créé pour faciliter les démarches des victimes de discriminations.
Le PTB déplore que la majorité n’ait pas voulu mettre fin à la discrimination des femmes portant le foulard dans ses services.

Bruno Bauwens, conseiller communal à la Ville de Bruxelles, se félicite de la mise en place d’un “guichet des plaintes” (relais des plaintes des citoyens): “Neuf victimes sur dix ne signalent pas la discrimination dont ils sont victimes. Et il y a une raison à cela: en 2014, le Centre interfédéral pour l'égalité des chances a ouvert pas moins de 764 dossiers et pourtant, vous pouvez compter les condamnations sur les doigts d'une main.”

Si ce guichet est un réel pas en avant, la version qui a finalement été votée ne va pas encore assez loin. Bruno Bauwens s’explique: “Dans la version proposée par le PTB: il était question de lutter contre les discriminations telles qu’elles existent aujourd’hui dans les structures de la ville qui prévoient dans leur règlement intérieurs l’interdiction du port de signes convictionnels”. 

La ville de Bruxelles est le plus grand employeur public de la Région, elle a un rôle à jouer et doit être exemplaire en favorisant activement le pluralisme. Ouvrir ce grand marché du travail aux femmes, cela serait un grand acte d’émancipation. 

 

Pour Bruno Bauwens “C’est une occasion manquée de la part du Collège. Il s’agit du droit à l’emploi et de lutte contre les discriminations à l’embauche. ce qui m’étonne, c’est que cette mesure est défendue dans les programmes d’Ecolo et du PS: pourquoi ne pas l’appliquer quand ils sont au pouvoir?”

 

L’élu de gauche conclut : “Le port du foulard ne compromet pas les services d'une ville ou la liberté des autres. Sur le lieu de travail ou derrière le comptoir, vous devez être jugé sur base de vos compétences et de ce que vous avez en tête, pas de ce que vous avez sur votre tête”. 

 


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