Une commune qui crée de l’emploi de qualité

Pour bâtir une commune à la mesure des gens, des milliers d’emplois devront être créés. Nous avons besoin de travailleurs de la construction pour construire, rénover et isoler des habitations, des ouvriers de voirie pour rénover nos rues et nos trottoirs. Nous avons besoin de plus d’animateurs pour nos jeunes, de plus d’agents administratifs pour rendre les démarches administratives plus efficaces. Malgré les discours triomphants des gouvernements, le chômage dans nos communes bruxelloises reste le plus élevé de Belgique. Pour seulement 5 591 offres d’emploi répertoriées par Actiris en Région de Bruxelles-Capitale, 67 506 demandeurs d’emploi inoccupés sont mis en concurrence les uns contre les autres. Et cela, sans compter parmi les personnes actives, le nombre d’emplois précaires et les flexi-jobs. Et les autorités communales font preuve de très peu d’ambition au niveau de l’emploi.Nous avons besoin d’emplois stables, et d’un rythme de travail qui permette de construire une vie sociale et familiale, d’investir dans une démocratie participative. Face à un marché d’emploi moribond, précarisant, hyperflexible, osons la création d’emplois stables, dignes, publics et durables.

Ce que nous voulons

Un. Investir dans la commune et dans les besoins de ses habitants

  • Nous cesserons la politique de non remplacement dans l’administration, qui est un moyen à peine caché de réduire le personnel à moyen et long termes .
  • Nous investirons dans l’enseignement communal, dans les crèches communales, dans les services de propreté et dans la revalorisation des autres services communaux. Pour répondre aux besoins, des centaines d’emplois sont nécessaires.
  • Nous prônons des investissements et des emplois dans des secteurs d’avenir. Nous défendons la mise sur pied d’une société publique de production et de distribution de l’énergie verte.
  • Nous prônons la création d’une société de construction, de rénovation et d’isolation de logements. Un plan ambitieux de création de logements pour réaliser le droit au logement pour tous, peut également générer de l’emploi. Par 100 logements construits, on peut potentiellement créer de 150 à 200 emplois. Cela permettra d’embaucher 450 travailleurs à la Ville de Bruxelles.
  • Nous voulons un budget d’investissement urbain qui partira des besoins sociaux, et qui assurera également des emplois à part entière. C’est une tout autre orientation qu’une politique de cadeaux aux entreprises sans la moindre contrainte d’embauche.

Deux. Des services communaux, qui défendent les droits de tous contre la marchandisation

  • Nous inverserons les privatisations décidées par les autorités communales. Nous plaidons pour la réintégration dans les services communaux des ASBL auxquelles la commune de Bruxelles a délégué les responsabilités communales.  Nous (r)ouvrirons des antennes de quartier accessibles.
  • Nous serons attentifs au personnel communal et prendrons au sérieux son expertise sur le plan de la prestation de service. Nous préférons conserver et investir dans une expertise publique, plutôt que de payer des services chers à des bureaux de consultance privés externes. 
  • Nous témoignerons de respect envers les travailleurs des services communaux. Des services publics forts seront nécessaires. Ils reposent sur des collaborateurs motivés. Nous assurons une nomination statutaire à tous les niveaux. La commune doit être l’employeur social par excellence.
  • Il devra y avoir une solution structurelle pour le financement des pensions du personnel communal.

Trois. Innovation sociale avec la semaine de 30 heures

  • Nous testerons la semaine de 30 heures sans perte de salaire dans quelques services communaux, en vue de la généraliser. L’expérience de la municipalité de Göteborg ( Suède) a montré des résultats impressionnants en matière de création d’emplois.

Quatre. Une commune représentative de la population, sans discriminations

  • Nous élaborons un plan de diversité pour les administrations et services communaux. Le personnel communal doit être le reflet de la diversité de la population de la commune .
  • Le port des signes convictionnels ne doit pas être un frein à l’accès aux emplois communaux . 
  • Un guichet est créé pour soutenir ses habitants dans leur dépôt de plainte quand ils sont victimes de discrimination. La commune contrôlera par des « testings » les discriminations sur le marché de l’emploi et sur le marché locatif.

Cinq. L’accompagnement vers un vrai emploi

  • Ne nous contentons pas de formation occupationnelle ou de stages sous-payés, notre mission locale doit accompagner nos jeunes jusqu’à ce qu’ils trouvent un emploi digne.
  • Nos services communaux ne collaboreront pas à la chasse aux chômeurs.
  • La mission locale anticipera les besoins de personnel dans les entreprises situées sur le territoire communal, et établira des conventions pour que ces entreprises collaborent avec la mission locale pour former et embaucher des jeunes.
  • La mission locale est proactive dans la formation des jeunes.