LA VILLE DE Bruxelles DOIT refuser la suppression des boites aux lettres

Touche pas à ma boite !  

Interpellation de Abdelmajid Ben Tahiri
conseiller communal du PTB au conseil communal de la ville de Bruxelles

 

                                                                     


« C
omment feront demain les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite, si la boîte rouge au coin de leur rue disparaît ? »

 



Cette mesure va par ailleurs à l’encontre du principe de relocalisation de l’économie, si important sur le plan écologique.

Après les agences bancaires, les bureaux de poste, les commerces locaux, la vie dans les quartiers pâtit encore de désinvestissement. Cela va à l’encontre de la vision de quartiers intégrés que nous défendons avec le PTB.
Enfin, elle impactera l’emploi chez Bpost, alors que le personnel ne cesse déjà de diminuer depuis 20 ans, et que l’entreprise réalise pourtant de très beaux bénéfices (en moyenne 400 millions de bénéfices/an) et son CEO s’octroie un salaire annuel de 650.000 euros.
Plusieurs communes ont déjà réagi suite à l’annonce de suppression de boîtes rouges sur leur territoire. C’est pourquoi nous proposons que le Collège communal interpelle la direction de Bpost, entreprise publique contrôlée à 51 % par l’État belge.
Malheureusement, la majorité (PS-SPa, Ecolo-Groen et Défi) a rejeté cette motion sous prétexte que ça ne servait à rien car ils ont déjà envoyé une lettre à Bpost. Il ne faudrait pas rompre le dialogue.
Encore, l’esprit libéral du PS qui avait d'ailleurs, à l'époque voté la libéralisation de la Poste.

Pour le PTB, des services comme la poste, comme l’enseignement, les soins de santé, sont des services publics au service de la population et NON au service du profit.
Ils doivent être renforcés, forts,

L'argument-phare contre la motion PTB était le suivant: "de toute façon, une motion d'une commune à l'encontre d'un CEO-PDG ne sert à rien". (dixit Karine Lalieux du PS).

Au PTB, on pense au contraire que c'est le rapport de force qui peut faire la différence.
Ce n'est pas à une entreprise cotée en bourse (surtout publique) à dicter ses lois mais au politique de fixer de règles qui répondent aux besoins des habitants.


Abdelmajid Ben Tahiri
Conseiller communal PTB


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