« Faisons de Bruxelles, une commune exemplaire dans la lutte contre le racisme et les discriminations »

Le PTB se réjouit que sa motion visant à lutter contre le racisme et les discriminations soit à l'ordre du jour de ce lundi au conseil communal. Bruno Bauwens, conseiller communal à la ville de Bruxelles : «  L'objectif de notre motion est de lutter contre le racisme.
Pour cela, nous devons résoudre les problèmes de discriminations via des mesures concrètes comme le 'testing', la création d'un guichet de plaintes pour soutenir les victimes dans leurs démarches ou encore la levée de l'interdiction du port de signes convictionnels ».

 

Depuis 2017, il existe une ordonnance régionale prévoyant d’organiser des 'testings' pour repérer les discriminations sur le marché de l'emploi mais la Région attend d'avoir suffisamment de plaintes pour réaliser ces tests. Ce qui est problématique étant donné que dans 9 cas sur 10, les victimes ne portent pas plainte.

L'élu de gauche est convaincu que la commune a un rôle crucial à jouer pour y remédier : « la commune peut créer un guichet pour aider les victimes de discriminations à déposer effectivement plainte et à les orienter vers des services ou associations qui pourront les accompagner dans leurs démarches pour faire valoir leurs droits. »

Bruno Bauwens poursuit sur la revendication du PTB de lever l'interdiction du port de signes convictionnels : « Une mesure cruciale quand on sait qu'à Bruxelles, une entreprise sur trois, favorise des candidats sur base de leurs apparences. Le droit au travail est un droit fondamental que la ville de Bruxelles refuse de reconnaître à tout le monde étant donné que ses règlements de travail intérieurs interdisent port du couvre-chef, des insignes, des bijoux exprimant une opinion ou une appartenance philosophique ou religieuse. »

Dans la pratique, les règlements intérieurs de la Ville de Bruxelles posent problème car ils ont pour conséquences d’exclure les femmes qui portent le foulard.

Pour Bruno Bauwens, la commune doit montrer l'exemple en renforçant l'intégration au lieu de renforcer les exclusions : « Pour nous, cette question touche le droit à l’emploi qui est un droit fondamental: une personne doit être embauchée sur base de ses seules compétences. Ce qui nous intéresse, c'est ce que les travailleuses ont dans leur tête et pas sur leur tête ».

« Reconnaître à tous et à toute le droit au travail, indépendamment de ses convictions, c’est reconnaître le droit à l’émancipation. Par contre, sans emploi, pas de revenus, pas de possibilité de faire des choix propres pour sa vie, pas d’indépendance et pas d’émancipation » conclut l’élu PTB.


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