SRIB : mettre fin aux cumuls et à l’opacité

Un million d’euros, c’est un beau petit magot que se partagent les quatre directeurs de la SRIB. Ces révélations amènent toute une série de questions que le député PTB Michael Verbauwhede posera au gouvernement : « Quel est le travail effectué par ces quatre directeurs ? Pourquoi doivent-ils être si grassement rémunérés ? » Par ailleurs, le PTB apporte de nouvelles révélations : Eddy Van Gelder (actuel directeur général de la SRIB) n’a pas déclaré ses mandats lors des trois dernières années.

Pour rappel, quatre directeurs de la SRIB - la modeste (50 travailleurs) société bruxelloise publique d’investissements, qui aide les entreprises bruxelloises à se développer - se partagent un million d’euros. Michael Verbauwhede, député bruxellois du PTB : « un million d’euros pour quatre directeurs à la SRIB, c’est indécent. Pour un organisme qui emploie 50 travailleurs, ce million d’euros représente le tiers de l’ensemble de la masse salariale. Pourquoi a-t-on besoin de quatre directeurs dans une telle structure ? Quel est le travail effectué par ces quatre directeurs ? Pourquoi doivent-ils être si grassement rémunérés ? D’autant que ces directeurs cumulent tous avec d’autres postes et fonctions. »

Et le député de gauche de poursuivre : « quand on vérifie les mandats des 4 directeurs qui se partagent le magot, on constate que trois d’entre eux cumulent avec d’autres mandats, souvent rémunérés. Pire, le directeur général, Eddy Van Gelder, n’a pas rentré de déclarations de liste de mandats à la Cour des comptes pour 2015. » Le PTB interrogera le gouvernement bruxellois à ce propos.

En 2015 (les derniers chiffres publiés), Serge Vilain (président de la SRIB) cumulait 21 mandats et fonctions (seul son poste à la SRIB était rémunéré). Etienen Noël (directeur général adjoint) lui cumulait 7 mandats dont 2 étaient rémunérés (celui à la SRIB et son poste d’échevin à Schaerbeek). Jean-Luc Vanraes (vice-président) cumulait pour sa part 8 mandats dont 7 étaient rémunérés. Eddy Van Gelder, directeur général n’a pour sa part pas rendu de déclaration de mandats, ce qu’il aurait dû faire selon le député Michael Verbauwhede : « Pourquoi Eddy Van Gelder n’a-t-il pas déclaré ses mandats auprès de la Cour des comptes, alors que d’autres directeurs généraux d’OIP bruxellois l’ont fait. »

Une recherche Internet nous indique que ce directeur général est étiqueté VLD (ancien directeur du service d’étude du PVV ancêtre du VLD) et actuel président du CA de la VUB.

Le parti de gauche plaide pour la transparence totale des mandats et des rémunérations pour les mandataires publics, en ce compris les dirigeants des organismes d’intérêt public comme la SRIB. Le PTB propose la création d’un plafond maximal pour toutes les rémunérations des mandataires publics, limité à trois fois le salaire médian.