"Rien ne peut arrêter une classe unie et déterminée"

Speech de Dirk De Block, président du PTB en Région Bruxelles-Capitale et Brabant wallon, lors du 1er mai.

Speech van Dirk De Block, voorzitter van PVDA van het Brussels Gewest en Waals-Brabant.

Amis, camarades, aujourd’hui, les travailleurs-euses fêtent leurs luttes et victoires dans le monde entier! Amis, camarades, aujourd’hui, nous manifestons pour de nouvelles reconquêtes sociales. Des reconquêtes nécessaires contre une élite qui possède plus que nous tous réunis, mais qui trouve que c’est nous qui gagnons de trop. Des reconquetes contre ces partis traditionnels qui se plient à leur logique et ces politiciens qui s’accordent des millieurs d’euros pour des réunions de 15 minutes, mais qui nous obligent de travailler toujours plus avec leur LoiPeeters et la pension à 67 ans. Des reconquetes contre cette logique capitaliste qui pousse les travailleurs en maladie et en burnout. Une logique qui épuise la planète. Mais je vais vous dire quelque chose: c’est la logique capitaliste qui est en burnout. Et nous ne sommes pas les seuls à le penser. 8 Belges sur 10 estiment que cette logique capitaliste est venu au bout. Alors à nous de changer de logique, à nous de changer de système! Un système DES GENS D’ABORD, ET PAS LE PROFIT.

Want dit systeem en zijn logica zijn geen fataliteit. Wij zijn de meerderheid, wij zijn de 99%. Onze kracht is de eenheid. De elite weet dat, en vreest dit meer dan alles. Ze willen ons verdelen, op basis van onze vakbondskleur, onze taal, afkomst of cultuur. Ze willen ons in hun oorlogen meeslepen. Maar als we vandaag de brug oversteken van Molenbeek naar ‘t Centrum, dat doen we dat met de armen in elkaar gehaakt, samen sterk. Zoals een wijs man het hier in Brussel opschreef: #ProletariersallerlandenverenigtU Want niets stopt een eengemaakte en vastberaden klasse.

Non, ce système n’est pas une fatalité. Nous sommes la grande majorité. Notre force, c’est l’unité. L’élite le sait et craint plus que tout notre unité. Elle essaie de nous diviser, sur base de notre couleur syndicale, sur base de la langue que nous parlons, sur base de nos origines ou nos cultures. Elle veut nous entraîner dans leurs guerres. Mais si nous traversons le canal pour marcher de Molenbeek à Bruxelles, nous le ferons bras-dessus-bras-dessous, ensemble on est plus fort. Comme Marx l'a écrit ici à Bruxelles: "Prolétaires de tous les pays, unissez-vous". Car rien ne peut arrêter une classe unie et déterminée.

Ce 1er mai, c’est un premier mai d’espoir. Renouons avec la conquête sociale entamée il y a plus de 140 années ici à Molenbeek, où la première grève de 1er mai a été déclarée en 1890.

Rendons hommage aux générations précédentes de travailleurs, de militants syndicalistes, socialistes et communistes qui ne se sont pas arrêtés quand une élite leur disait que leurs demandes étaient des rêveries, impossibles, irréalisables…

Leur lutte pour la journée de 8 heures, la sécurité sociale, le salaire minimal a pris des centaines et milliers de manifestations et de grèves, mais ils l’ont gagné.

Ils se sont organisés en club sportifs et culturels, en mutuels, syndicats, et en parti politique.

Ils ont commencé à 10 ou 100 dans leurs usines. Le premier syndicat national rassemblait à peine quelques milliers de personnes. Non, cela ne s’est pas fait en une nuit. Aux premières réunions en 1885, ici à la Salle Pradon ils devaient encore se cacher, pour ne pas se faire arrêter. Ils ont du conquérir le droit de s’organiser et le suffrage universel. Ils ont du défendre leurs droits contre le fascisme pendant la deuxième guerre mondiale. Leur lutte a pris 30 voir 60 ans. Mais ils l’ont fait. Car rien ne peut arrêter une classe unie et déterminée.

Camarades, la gauche est de retour! Ici et ailleurs! Une gauche ambitieuse, forte de ses convictions qui compte continuer ce travail pour un société plus juste, plus démocratique, plus écologique, plus sociale. Où les travailleurs ont le temps de souffler, de profiter de la vie, d’aimer, de chanter ou de passer du temps avec leurs enfants… Ou les richesses créées par les travailleurs sont investies dans nos jeunes, dans des logements abordables et de qualité, dans la recherche pour des energies renouvelables et dans des services publics qui éduquent, soignent et guérissent au lieu de machines de guerre qui blessent, détruisent, et tuent.

La gauche est de retour. Alors profitons de ce 1er mai pour passer aux futures générations, la fierté de notre histoire, la fierté de notre classe. Celle qui a construit ce monde, celle capable de créer une nouvelle société. Car rien ne peut arrêter une classe unie et déterminée.

Tags: 
1mai